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| @Julien Jaulin |
mardi 29 mars 2016
Les pirates du Tribal-Kat devant la justice
vendredi 11 mars 2016
« On m’a dit que c’était bien en Syrie. On m’a vendu des rêves »
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| @Julien Jaulin |
Tous trois comparaissent depuis lundi pour participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste dans l’affaire de la filière djihadiste de Champigny-sur-Marne. Ils risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement.
jeudi 25 février 2016
Les trois pirates Anonymous, Jean Moulin et les 541 policiers
Évidemment, sous nos latitudes, les pirates déçoivent un
peu. Pas une tête de mort à l’horizon. Les trois jeunes hommes en
costume-cravate qui se serraient, mardi après-midi, sur le banc des prévenus de
la 13e chambre du tribunal correctionnel de Paris semblaient bien inoffensifs.
Accusés de divulgation de données personnelles, ils encouraient tout de même
jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.
Les faits remontent à janvier 2012. La justice américaine vient de fermer le site
de partage de fichiers Megaupload et, en France, trois internautes ont été
interpellés pour avoir bloqué le site Internet d’EDF, quelques mois après la
catastrophe nucléaire de Fukushima. En représailles, des hackers organisent une
série d’attaques. Les sites gouvernementaux immigration.gouv.fr et
modernisation.gouv.fr sont «
défigurés » :
en lieu et place de la page d’accueil apparaît un texte des Anonymous sur « l’échange
libre de biens culturels ». Plus grave : le 28 janvier, les coordonnées (nom, prénom,
adresses mails et numéros de téléphone) de 541 adhérents du syndicat SGPFO
police sont rendues publiques.
vendredi 12 février 2016
Quand Bolloré traîne Bastamag en justice
Raté. Vincent Bolloré voulait sans doute faire taire Bastamag et ses
journalistes en les traînant devant la 17e chambre du tribunal
correctionnel de Paris pour diffamation. En cause, un article publié par
le site d’information le 10 octobre 2012, intitulé «Bolloré, Crédit
agricole, Louis Dreyfus : ces groupes français, champions de
l’accaparement des terres».
Au contraire, le tribunal et les prévenus ont saisi cette occasion pour entrer dans le fond du sujet : l’accaparement des terres agricoles en Asie et en Afrique par des grands groupes qui privent les populations locales de ressources. Une fois ces terres trustées, «un modèle d’agriculture intensive est importée sur place», explique la journaliste de Bastamag, Nadia Djabali, mais un modèle qui «emploie moins et produit moins» que les systèmes traditionnels. Les conséquences sont nombreuses : d’abord, «les paysans ne profitent pas de cette manne et vont plutôt rejoindre les bidonvilles». La journaliste évoque aussi la pollution, le travail des enfants de moins de 14 ans, la déforestation des forêts primaires, etc. Le tout, «pour mettre de l’essence dans nos voitures».
Au contraire, le tribunal et les prévenus ont saisi cette occasion pour entrer dans le fond du sujet : l’accaparement des terres agricoles en Asie et en Afrique par des grands groupes qui privent les populations locales de ressources. Une fois ces terres trustées, «un modèle d’agriculture intensive est importée sur place», explique la journaliste de Bastamag, Nadia Djabali, mais un modèle qui «emploie moins et produit moins» que les systèmes traditionnels. Les conséquences sont nombreuses : d’abord, «les paysans ne profitent pas de cette manne et vont plutôt rejoindre les bidonvilles». La journaliste évoque aussi la pollution, le travail des enfants de moins de 14 ans, la déforestation des forêts primaires, etc. Le tout, «pour mettre de l’essence dans nos voitures».
mercredi 10 février 2016
« Nous allons nous revoir M. Cahuzac »
Il y a le droit et la façon dont il est interprété par les citoyens. Le président de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris l’a bien compris. Hier matin, après avoir annoncé son sursis à statuer dans le procès Cahuzac, il a aussitôt demandé aux avocats de saisir leurs agendas. Pas question que le couple Cahuzac ressorte tranquille du palais de justice. « Nous allons nous revoir », promet Peimane Ghaleh-Marzban, fixant la nouvelle date d’audience au 5 septembre à 13h30.« D’ici là, votre contrôle judiciaire reste maintenu. » L’ancien ministre du Budget, impassible depuis le début de son procès, se lève en grimaçant.
mardi 9 février 2016
Face à ses juges, Jérôme Cahuzac joue la montre
La date et l’heure du procès de Jérôme Cahuzac étaient
connues, mais son arrivée a pourtant surpris les journalistes qui se
soumettaient aux contrôles de sécurité à l’entrée du palais de justice de
Paris, hier. L’ancien ministre délégué au Budget de François Hollande a dû se
frayer un chemin jusqu’à la salle d’audience, quitte à repousser quelques-uns
des quatre-vingts représentants de la presse. D’autres, se bousculant entre eux
à reculons, avaient chuté tout seuls sur les marches du palais. C’est dire
l’impatience qui prévalait à l’ouverture du procès pour fraude, recel et
blanchiment de fraude fiscale, minoration des impôts sur le revenu et de
solidarité sur la fortune, pour lesquels les ex-époux Cahuzac encourent jusqu’à
sept ans de prison et 1 million d’euros d’amende. François Reyl, la banque du même
nom en tant que personne morale et Philippe Houman, consultant suisse en
optimisation fiscale, les flanquaient sur le banc des accusés pour avoir, «via des structures écrans mises
en place par la banque, assuré l’opacité des opérations».
jeudi 4 février 2016
« Elle vous parlait aussi de vos seins ? »
Elle s’est présentée à l’audience en uniforme : pantalon, chemise blanche,
vareuse et parle au tribunal d’une voix forte et claire, à peine éraillée par
l’émotion. Sur le banc des prévenus, ce sont deux ombres qui lui font face : en civil, l’adjudant et le
maréchal des logis-chef ânonnent leurs réponses, minimisent les faits,
s’étonnent encore d’être là.
Pendant un an, ces deux gendarmes de 37 et 38 ans ont
fait vivre un cauchemar à leur jeune collègue de 23 ans à l’époque, tout
juste mutée dans cette brigade de Joigny (Yonne). Insultes, brimades,
propositions sexuelles. Ils ont nié durant l’enquête, mais, mardi après-midi,
face à la présidente de la 10e chambre correctionnelle de Paris, ils
baissent le regard et reconnaissent (enfin) quelques faits.
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